• mer. / 8 mars 2017 / 11:25
  • Catégorie: Economie
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Etats-Unis: le chinois ZTE sanctionné pour ses liens avec l'Iran

گروه ZTE

Téhéran (ISNA)- Les Etats-Unis ont imposé mardi une amende de 1,2 milliard de dollars au géant chinois des télécommunications ZTE pour avoir violé l'embargo contre l'Iran et la Corée du Nord.

"Nous avertissons le monde entier : fini de jouer", a commenté le secrétaire au Commerce Wilbur Ross. "Ceux qui contreviennent aux sanctions économiques ne resteront pas impunis et endureront les pires conséquences".

Cette lourde amende risque également d'envenimer un peu plus les relations sino-américaines déjà mises à rude épreuve par les attaques répétées du président Donald Trump contre les pratiques commerciales chinoises.

Quatrième groupe mondial dans les télécoms, ZTE a plaidé coupable d'avoir acquis des équipements aux Etats-Unis et de les avoir réexportés vers l'Iran et la Corée du Nord en dépit des sanctions frappant ces deux pays.

Pour échapper à un procès, le quatrième plus gros groupe chinois coté en Bourse a accepté de verser immédiatement une pénalité de 892 millions de dollars et sera pendant les 7 prochaines années sous le coup d'une amende supplémentaire de 300 millions de dollars en cas de nouvelle violation.

Selon les autorités américaines, il s'agit de la plus importante pénalité criminelle infligée à un groupe dans une affaire d'exportations illicites.

ZTE était depuis longtemps dans le collimateur des autorités américaines qui avaient déjà mis en demeure le groupe en mars 2016 en limitant sa capacité à acquérir des marchandises américaines.

Ces restrictions avaient conduit à un remaniement de l'équipe dirigeante du groupe mais avaient surtout suscité l'irritation des autorités chinoises.

"Ce n'est pas une façon correcte de traiter les différends économiques et commerciaux", avait ainsi assuré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le président Trump défend toutefois une approche plus musclée envers Pékin qu'il accuse notamment de sous-évaluer le yuan pour doper ses exportations.

La Maison Blanche n'a toutefois pas encore mis à exécution sa menace de classer officiellement la Chine comme un pays manipulant sa monnaie.

Le sujet risque de s'inviter à la prochaine réunion des ministres des Finances du G20, qui incluent la Chine et les Etats-Unis, les 17 et 18 mars à Baden Baden (Allemagne).

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