• mar. / 4 mai 2021 / 14:28
  • Catégorie: Culture et Art
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La Rétrospective intégrale d’Abbas Kiarostami au Centre national d'art et de culture Georges Pompidou

La Rétrospective intégrale d’Abbas Kiarostami au Centre national d'art et de culture Georges Pompidou

Téhéran (ISNA)- Le Centre national d'art et de culture Georges Pompidou (CNAC) à Paris organise la Rétrospective intégrale du cinéaste et artiste iranien, Abbas Kiarostami, à l’occasion de son ouverture après des mois de fermeture.

Du 19 mai au 26 juillet 2021, Beaubourg présentera les 46 films que compte la filmographie du cinéaste iranien disparu en 2016. Un évènement qui couronne un imposant travail de restauration.

« Artiste total, Abbas Kiarostami n’a eu de cesse de repousser les limites de la photographie, de l’art vidéo, de la conception d’œuvres numériques. », écrivent les organisateurs de cette grande rétrospective du Centre Georges Pompidou qui aura lieu du 19 mai au 26 juillet. Abbas Kiarostami, décédé le 4 juillet 2016 à l’âge de 76 ans, a laissé derrière lui une œuvre riche de 46 films dont beaucoup restent inconnus du grand public. Le groupe MK2 travaille depuis plus de 10 ans à la restauration de certains films rares et endommagés, pour proposer la plus grande exhaustivité possible.

A travers son travail cinématographique, Abbas Kiarostami a sans cesse interrogé les contours de son médium. Sans avoir recours à des discours théoriques, sa mise en scène n’a eu de cesse de mettre en perspective la façon de voir, d’écouter donc de comprendre les images animées. En cela, le titre de son premier long métrage, Expérience (1973), semblait programmatique.

C’est à la fin des années 1980 et son film Où est la maison de mon ami ? (1987) – Léopard de Bronze au Festival de Locarno - que le travail d’Abbas Kiarostami connaît un retentissement international. Il s’agit du premier volet de La Trilogie de Koker composée également de Et la vie continue (1991) et Au travers des oliviers (1994).

Avec le « documenteur », Close-up (1990), Kiarostami s’inspirait de faits réels qu’il faisait rejouer devant sa caméra aux vrais protagonistes dans une sorte de mise en abîme vertigineuse.

Parmi les nombreux prix obtenus tout au long de sa carrière, le cinéaste a reçu une Palme d’or à Cannes pour Le Goût de la Cerise (1997) et un Lion d’argent à la Mostra de Venise pour Le vent nous emportera (1999).

Son dernier long métrage, 24 Frames (2017), présenté au festival de Cannes en 2017 mais inédit en salles, sera présenté lors de cette grande rétrospective.

Le communiqué du Centre Georges Pompidou pour accompagner cet évènement Abbas Kiarostami conclut : « Quintessence du poète persan, il a lui-même composé des centaines de poèmes et parallèlement, s’est approprié la tradition poétique ancestrale de son pays pour offrir aux jeunes générations des condensés de sagesse et d’émerveillement. »

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