Ces sociétés qui ont signé un contrat avec l'Iran depuis la fin des sanctions

پرچم ایران

Téhéran (ISNA)- L'Iran a signé de nombreux contrats avec des sociétés étrangères depuis que les sanctions internationales contre Téhéran ont été allégées l'an dernier dans le cadre de l'accord sur le nucléaire conclu avec les grandes puissances.

Mais le président américain, Donald Trump, a décidé, vendredi 13 octobre, de ne plus "certifier" cet accord plongeant ces sociétés dans une période d'incertitude.

De nombreux contrats ont été signés entre l'Iran et des sociétés étrangères depuis que les sanctions internationales contre Téhéran ont été allégées l'an dernier dans le cadre de l'accord sur le nucléaire conclu avec les grandes puissances. Cet assouplissement pourrait être remis en cause par la décision prise vendredi 13 octobre par Donald Trump ne plus "certifier" l'accord sur le nucléaire et de donner ainsi au Congrès des Etats-Unis la possibilité de rétablir des sanctions contre l'Iran.

L'incertitude entourant la politique de Washington à l'égard de Téhéran devrait a minima inciter à la prudence les sociétés occidentales et asiatiques qui envisageaient d'investir en Iran, à un moment où la République islamique a pourtant besoin de tels investissements pour restaurer et moderniser ses exploitations de pétrole et de gaz naturel.

Voici une liste d'accords et de protocoles d'accord conclus par l'Iran au cours de l'année écoulée:

Pétrole et gaz naturel

Total est le premier géant pétrolier à avoir signé un accord avec l'Iran, en novembre 2016, et a accepté de l'aider à développer son plus grand gisement de gaz naturel, South Pars, dans le Golfe persique.

L'anglo-néerlandaise Shell a emboîté le pas à la société française en décembre 2016 en concluant un accord pour développer les gisements pétroliers et gaziers de Yadavaran, South Azadegan et Kish.

Téhéran a établi une liste de 29 sociétés étrangères autorisées à signer un nouveau type de contrat, moins contraignant, pour des projets d'exploitations de pétrole et de gaz naturel. Parmi ces entreprises figurent Total et Shell, mais aussi l'italienne Eni, la malaisienne Petronas, les russes Gazprom et Lukoil, ainsi que des sociétés en Chine, au Japon, en Autriche et dans d'autres pays. Le premier appel d'offres, portant sur le développement du plus grand gisement pétrolier iranien, Azadegan, a cependant été repoussé à plusieurs reprises, sans explication, et ne devrait pas avoir lieu d'ici la fin de l'année.

Des protocoles d'accord pour des contrats pétroliers et gaziers, allant de l'exploitation à la modernisation des oléoducs et des raffineries, ont été signés avec plusieurs sociétés étrangères, dont les norvégiennes Aker Solutions et DNO, l'autrichienne OMV, l'allemande BASF, l'italienne Saipem ou encore la sud-coréenne Daewoo Engineering and Construction.

Aviation

L'Iran a dévoilé un plan de modernisation de sa flotte d'avions vieillissante et de modernisation des infrastructures aéroportuaires.

La compagnie nationale IranAir a commandé 100 appareils à Airbus et en a déjà réceptionné trois.

Boeing a aussi signé un contrat avec IranAir portant sur la livraison de 80 avions.

Le constructeur européen ATR, codétenu par Airbus et l'italien Leonardo, a conclu la vente de 20 avions à IranAir, qui a déjà pris livraison de six appareils pour assurer des liaisons régionales.

La compagnie iranienne Aseman Airlines a passé commande de 30 Boeing 737 MAX. Il s'agissait du premier contrat signé dans le domaine aérien après l'arrivée de Donald Trump à la Maison blanche.

Une autre compagnie iranienne, Zagros Airlines, a signé un protocole d'accord portant sur l'achat de 20 Airbus A320neo et huit A330neo.

La compagnie privée Iran Airtour a aussi signé un protocole d'accord pour 45 Airbus A320neo.

Ferroviaire

Le groupe chinois China National Machinery Import and Export Corporation a conclu en mai un contrat de 2,2 milliards d'euros avec la société nationale iranienne MAPNA pour électrifier une ligne de train à grande vitesse entre Téhéran et Machhad.

MAPNA et son homologue italienne Ferrovie dello Stato (FS) ont signé en juillet un accord définitif de 1,2 milliard d'euros pour construire une ligne à grande vitesse entre Qom et Arak.

Le groupe français Alstom a conclu le même mois un accord en vue de la création d'une coentreprise pour construire des rames de métro et de trains de banlieue.

L'allemand Siemens avait signé dès octobre 2016 un contrat pour moderniser le réseau ferroviaire iranien et va également fournir des composants pour 50 locomotives hybrides diesel-électrique.

Automobile

Les constructeurs français PSA et Renault se sont rapidement positionnés pour relancer leur production de voitures en Iran en renouvelant leurs contrats d'avant l'époque des sanctions avec leurs partenaires Iran Khodro et Saipa. PSA a signé des contrats de production d'une valeur de 700 millions d'euros et Renault a annoncé la création d'une nouvelle coentreprise pour porter sa capacité de production en Iran à 350.000 véhicules par an.

Volkswagen a annoncé en juillet la reprise de ses exportations vers l'Iran, marché que la firme allemande avait quitté il y a 17 ans.

L'hostilité de Donald Trump envers l'Iran a incité à la prudence les constructeurs allemands les plus présents sur le marché américain, comme BMW. Cela n'a cependant pas empêché Mercedes-Benz Trucks de signer en septembre un contrat avec Iran Khodro qui pose les bases d'une relance des ventes de ses camions sur le marché iranien.

Banques

L'autrichienne Oberbank a conclu en septembre un contrat qui lui permet de financer de nouvelles activités en Iran.

Les grandes banques sont en revanche restées jusqu'à présent sur la réserve dans la crainte de nouvelles sanctions américaines.

Avec Reuters

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