Le non du Pakistan aux États-Unis

Téhéran (ISNA)- Un site d’information pakistanais vient de révéler que lors des récentes manifestations à caractère économique dans certaines villes en Iran, les États-Unis auraient demandé à Islamabad d’autoriser l’entrée de certains individus en Iran via la frontière pakistanaise ; demande qui fait l’objet d’une fin de non-recevoir d’Islamabad.

« Pakistan Tribune », citant un diplomate pakistanais, a affirmé, le jeudi 15 mars, que l’administration du président américain Donald Trump aurait demandé aux autorités pakistanaises de permettre le passage de certains hommes en Iran via les frontières terrestres du Pakistan.

Selon ce rapport, ces individus avaient pour mission d’intensifier les « troubles » en Iran pour déstabiliser l’Ordre de la RII. Le diplomate cité par « Pakistan Tribune » ajoute qu’Islamabad avait catégoriquement rejeté cette demande de Washington.

L’ambassadeur des États-Unis à Islamabad, David Hale, aurait transmis cette demande du président américain aux autorités pakistanaises. À en croire ce diplomate pakistanais s’exprimant sous le seau de l’anonymat, les relations avec Téhéran ont une importance stratégique pour Islamabad, qui ne veut pas les voir s’affaiblir. En outre, le Pakistan n’entend pas s’ingérer dans les affaires intérieures des pays voisins.

Le diplomate en question a toutefois déclaré qu’il ne savait pas si des demandes similaires avaient été adressées à d’autres pays voisins de l’Iran ou pas.

Cette information vient d’être révélée alors que lors des manifestations à caractère économique en Iran, Donald Trump tweetait des messages incendiaires pour soutenir les « casseurs », dans l’objectif chimérique de pouvoir renverser l’ordre politique en place et plonger l’un des rares États du monde à lui tenir tête dans un état de chaos chronique.

Au moment des manifestations, le New York Times a appelé solennellement le président américain à « ne pas se ridiculiser », en envoyant à tort et à travers des tweets aux Iraniens, car ces derniers « ont du mal à le croire ». Le journal lui rappelait sa politique foncièrement hostile à l’Iran, son obsession à faire endosser à ce pays tous les maux de la planète ainsi que ses menaces incessantes contre la nation iranienne pour l’inviter ensuite à se taire et à laisser les Iraniens régler leurs problèmes domestiques entre eux.

Avec PressTV

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