Iran/transactions pétrolières : l’Europe envisagerait d’éliminer le dollar

Téhéran (ISNA)- L’Union européenne envisage de prendre des mesures de rétorsion à la suite du retrait américain du Plan d’action global commun (PGAC), a déclaré Delphine O, membre de l’Assemblée nationale, lors d’une allocution devant le Conseil atlantique.

« Nous examinons un certain nombre d’options et je pense que ces options se divisent en deux catégories : premièrement, comment pouvons-nous simplement protéger nos intérêts ? Comment permettre à nos entreprises de continuer à faire des affaires en Iran [et] investir en Iran ? », a-t-elle dit mardi.

La deuxième catégorie, a-t-elle ajouté, est de savoir comment riposter aux actions américaines qui affectent les entreprises européennes et si l’UE devrait également oui ou non, mettre en place des mesures extraterritoriales à titre de riposte.

Delphine O a également déclaré que l’idée avancée par Téhéran qui consiste à  régler les transactions avec l’UE en euros valait la peine d’être examinée à la lumière du retrait du gouvernement américain de l’accord nucléaire iranien et de la réimposition des sanctions.

« Nous examinerons tous les mécanismes qui nous permettraient de négocier en euros et non en dollars afin de ne pas être affectés par les sanctions secondaires US », a-t-elle expliqué.

Lundi, l’ambassadeur iranien en Allemagne Ali Majedi a déclaré que Téhéran avait pris des mesures pour établir une banque pour régler les transactions européennes en euros afin d’éviter les mesures américaines à la suite de la sortie de Washington de l’accord nucléaire.

Majedi a déclaré que la création d’une telle banque permettrait aux Européens de continuer à commercer avec l’Iran, ainsi qu’avec la Russie. Le diplomate iranien a suggéré que cette banque pourrait être privée, et a ajouté qu’elle serait basée en Allemagne.

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi dernier le retrait des États-Unis du Plan global d’action commun et a présenté des plans pour réimposer des sanctions à l’Iran. Cependant, d’autres signataires du PGAC ont critiqué la décision de Trump de l’avoir abrogé. Les analystes politiques prévoient déjà les prémices d'une certaine forme de résistance en Europe face au maximalisme américain.

La responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, Federica Mogherini a déclaré la semaine dernière que les ministres britannique, français, allemand et iranien des Affaires étrangères avaient convenu de s’employer à trouver des accès pratiques.

Cette instance envisage de maintenir et de développer ses relations économiques avec l’Iran sur le plan du gaz et du pétrole au mépris des sanctions US.

Avec PressTV

Fin

Commentaires

You are replying to: .