Huit grandes compagnies étrangères toujours en Iran malgré les menaces US

خط لوله

Téhéran (ISNA)- Après la décision américaine de se retirer de l’accord nucléaire iranien, le 8 mai, les compagnies étrangères ont maintenant un délai court de trois à 6 mois pour quitter l’Iran. Ce sont néanmoins certaines d’entre elles qui résistent toujours devant les menaces américaines.

Le magazine économique américain Forbes vient de publier une liste des compagnies qui arrêteront bientôt leurs activités en Iran et celles qui n’ont pas toujours réagi aux menaces américaines.

Boeing, Total, et General Electric par exemple sont des compagnies qui prévoient de mettre un terme à toutes les transactions commerciales avec l’Iran au moment du retour des sanctions US.

Le reportage, rédigé par Ellen R. Wald, souligne que « les dirigeants européens se démènent ces jours-ci pour empêcher les sanctions américaines d'avoir un impact sur les affaires européennes en Iran et menacent de mettre en place une « loi de blocage » qui pourrait apparemment interdire aux entreprises européennes d’adhérer aux sanctions américaines. On ne sait pas si l’UE pourrait faire appliquer une telle loi si elle était promulguée.

Par ailleurs, l’auteur élabore une liste des principales entreprises mondiales qui sont pour l’instant restées en Iran.

La compagnie pétrolière chinoise CNCP fait partie des entreprises qui continuent leurs activités en Iran. Elle est déjà impliquée dans le projet de développement du champ gazier Pars-sud et envisage même de remplacer Total dans le projet.

La deuxième compagnie est « China Railway Engineering Corporation » qui projette la construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse en Iran en partenariat avec l'entreprise publique italienne Ferrovie dello Stato. La société italienne pourrait être obligée de se retirer si les sanctions l’obligent de le faire.

La société d'ingénierie italienne, Ansaldo Energia qui opère en Iran depuis 70 ans, souhaiterait continuer ses activités en Iran, bien qu’elle craigne les sanctions US. Une partie des actions de la société italienne appartient aux investisseurs américains.

La compagnie chinoise CRCR Changchun Railway Vehicles, pour sa part, a signé en 2017 un accord pour fournir 100 voitures de métro à Mechhed, la deuxième plus grande ville d'Iran. Il a signé d’autres contrats avec l’Iran pour construire les voitures de métro. Rien n'indique que la compagnie envisage de quitter l'Iran.

Le constructeur automobile allemand Volkswagen qui est entré récemment sur le marché iranien, n’a pas toujours annoncé s’il quitterait l’Iran ou resterait.

La compagnie Airbus, contrairement à Boeing, avait déjà commencé à livrer des avions à l’Iran avant que l’administration Trump n’annonce le retour des sanctions anti-iraniennes. Airbus n’a fait aucune déclaration sur son avenir en Iran, bien que le secrétaire américain au Trésor Steve Mnuchin ait déjà mentionné que la licence d’exportation d’Airbus pour l’Iran serait annulée. Il faut constater qu’environ 10 % des pièces utilisées dans les avions Airbus sont fabriquées en Amérique.

Le constructeur automobile Renault a signé des contrats de plusieurs millions de dollars avec l’Iran en 2017 et prévoit de construire une nouvelle usine en Iran qui porterait sa production totale dans ce pays à 350.000 véhicules par an. En octobre, le PDG de Renault a déclaré que l’entreprise ne quitterait pas l’Iran si les États-Unis réintègrent les sanctions contre l’Iran.

Par ailleurs, Bharat Petroleum Corp est la société de raffinage du pétrole de l’État indien qui semble décider d’augmenter ses achats de pétrole iranien. La compagnie est pour l’instant l’acheteur du pétrole iranien.

Avec PressTV

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