Quels pays achèteront le pétrole iranien?

نفت ایران

Téhéran (ISNA)- De nombreux clients du pétrole iranien, malgré les menaces et les efforts des États-Unis pour retirer le pétrole iranien des marchés mondiaux, continuent à défendre et à soutenir les exportations pétrolières iraniennes.

Le sort du pétrole iranien a toujours été au sommet de la liste des actualités mondiales ces derniers temps. Alors que Donald Trump, président américain tente avec différentes façons d'éliminer le pétrole iranien des marchés mondiaux et de le remplacer par le pétrole saoudien, russe et même sa production, les exportations iraniennes continuent, et selon Bijan Zanganeh, ministre iranien du Pétrole, jusqu'à présent des changements majeurs n’ont pas vu le jour sur la production pétrolière et les exportations de Téhéran et l’Iran suivra ces propre plans envers les actions américaines.

Cinq puissances mondiales soutiennent le pétrole iranien

Cela s'est produit lorsque Donald Trump a demandé aux clients du pétrole iranien de mettre à zéro l’achat du pétrole d’Iran jusqu’au mois de novembre, ce qui a suscité l'opposition de nombreux pays. Environ une semaine après la décision du président américain, les cinq puissances mondiales présentes dans l’accord nucléaire (PGAC) dans un communiqué commun à Vienne, ont soutenu la continuité de la vente du pétrole et du gaz de l'Iran sur les marchés mondiaux.

Les cinq pays restants dans l'accord nucléaire iranien (France, Russie, Chine, Royaume Uni et Allemagne) ont annoncé le 6 juillet que, malgré la menace des sanctions américaines après le retrait des Etats-Unis du Plan global d'action conjoint (PGAC), ils soutenaient le droit de l'Iran à exporter du pétrole et du gaz. Les trois puissances européennes (Grande-Bretagne, France et Allemagne), la Russie et la Chine ont annoncé dans un communiqué commun avec l'Iran que les cinq Etats qui sont dans le PGAC s'engageaient a coopéré économiquement avec l'Iran, y compris la poursuite des exportations de pétrole et de gaz et des autres produits énergétiques.

Les sanctions américaines inefficaces contre le pétrole iranien

À cet égard, l'un des cadres supérieurs de Sinopec (China Petroleum and Chemical Corporation) en Chine a également déclaré que les sanctions américaines vis-à-vis de l’Iran n’affecteraient pas les importations de pétrole en provenance de Téhéran. Selon lui, les raffineurs chinois utilisent des pétroliers qui n'interagissent pas avec les Etats-Unis pour acheter du pétrole à l'Iran, et malgré la décision américaine de rétablir les sanctions contre l'Iran, les importations chinoises du pétrole en provenance d'Iran ne seront pas endommagées.

Ce responsable chez Sinopec a également déclaré que les raffineurs chinois arrêteraient d'acheter du pétrole aux États-Unis si le gouvernement chinois imposait un tarif de 25% pour les importations de pétrole en provenance des États-Unis.

L'Inde a également annoncé qu'elle ne reconnaîtrait pas les sanctions américaines qui menacent les pays de continuer à acheter du pétrole iranien après le 4 novembre. Sunjay Sudhir, responsable au ministère indien du Pétrole a souligné que l'Inde ne reconnaît pas les sanctions unilatérales et elle respecte seulement les sanctions imposées par les Nations Unies.

Le Japon et la Corée du Sud négocient avec le gouvernement américain pour prévenir les conséquences négatives des sanctions contre Téhéran par les États-Unis.

Yoshihide Suga, secrétaire général du cabinet et porte-parole japonais des Affaires étrangères, a annoncé que « le Japon et les Etats-Unis négocient actuellement sur le retour des sanctions américaines contre l'Iran. Nous surveillons attentivement le résultat de l'action américaine et nous aimerions négocier avec les pays concernés, y compris les États-Unis, afin de ne pas créer de conséquences négatives pour les entreprises japonaises ».

Un responsable au ministère sud-coréen de l'Energie a déclaré que le gouvernement continuerait de négocier avec Washington pour obtenir des exemptions des sanctions américaines. Même la nouvelle sur l’arrêt des importations du pétrole de l'Iran par la Corée du sud a été démentie par l’ambassade de ce pays.

D'autre part, le ministre russe de l'Energie, Alexander Novak, en réponse à une nouvelle sur la pression américaine pour arrêter les exportations pétrolières iraniennes, a affirmé que « la Russie va évaluer l'accord avec l'Iran sur l'importation de pétrole brut contre des marchandises (l’accord de troc) du point de vue légal ». M. Novak a poursuivis que « le mémorandum signé avec l'Iran en 2014 reste valable ». L’accord de troc a commencé depuis l'année dernière et la Russie et l'Iran ont accepté que Téhéran commence à exporter 100 000 b / j de pétrole vers Moscou pour recevoir de diverses marchandises. Cette année, M. Novak a parlé d'étendre ce mécanisme pour cinq ans.

Le pétrole iranien n'a pas d'alternative

Cependant, de nombreux experts disent que l'OPEP n'a pas assez de capacité pour remplacer la baisse de la production pétrolière iranienne, et le président américain doit changer sa politique vis-à-vis de l'Iran.

Lorsque les sanctions contre l'Iran seront appliquées en novembre, les producteurs de pétrole n'auront pas la capacité de compenser le déclin de ce pays. Si Donald Trump réussissait à arrêter complètement les exportations de pétrole de l'Iran, les producteurs de pétrole devraient remplacer les 2 millions 700 mille barils par jour de l'Iran. C'est un énorme trou difficile à combler.

Si les producteurs de pétrole ne parviennent pas à le faire, les prix vont sauter. Selon la Bank of America, Merrill Lynch, si les exportations pétrolières de l'Iran cessaient et que l'Arabie saoudite serait incapable de compenser cette baisse, les prix du pétrole atteindraient 120 dollars le baril.

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