La Journée nationale de la lutte contre « l’Arrogance » célébrée en Iran

دیدار مسئولان سازمان پدافند غیر عامل با مقام معظم رهبری

Téhéran (ISNA)- Le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei, a reçu en audience des centaines d’étudiants et d’élèves en ce samedi 3 novembre, à la veille de la Journée nationale de la lutte contre « l’Arrogance ».

Pour l’Ayatollah Khamenei, la fin de l’empire américain est proche, qu’on le veuille ou pas. « Les forces armées américaines sont déboussolées, sinon elles n’auraient jamais choisi de se faire aider par des mercenaires, comme ceux de Blackwater. »

Le 4 novembre coïncide avec la date anniversaire de la prise de l’ambassade US à Téhéran par les étudiants iraniens en 1979, soit quelques mois après la victoire de la Révolution islamique en Iran. Ce fut à partir de ces mêmes locaux, principal site d’espionnage et de renseignement US en Iran, que se sont tramés des projets d’une guerre civile puis d’un coup d’État en Iran. Les pseudo-diplomates américains ont été détenus pendant 444 jours par les étudiants iraniens, ce qui a provoqué la défaite électorale du président US de l’époque, Jimmy Carter, et conduit à une rupture des relations avec l’Arrogance américaine. L’administration Trump, qui a choisi la date du 4 novembre pour réimposer des sanctions pétrolières à l’Iran, a voulu « punir » les Iraniens pour avoir choisi de s’élever contre le maximalisme américain. Or, ce choix reste bien déconnecté de la réalité : le front américain contre l’Iran n’a pas réussi à ratisser large, les principales puissances économiques du monde l’ayant déjà déserté. Quant à l’Europe, qui semble bien la principale victime du retrait US de l’accord nucléaire, son alignement sur les positions US semble exclu.

Le Leader de la Révolution islamique a débuté son discours en rendant hommage aux millions de pèlerins qui se sont rendus en Irak pour commémorer l’Arbaïn : « La marche grandiose de l’Arbaïn a été ni plus ni moins une démonstration de force exemplaire qui devrait donner bien à réfléchir. Depuis 40 ans, les États-Unis vont de défaite en défaite face à l’Iran et les experts sont unanimes sur le déclin de leur pouvoir. Il en va tout autrement de l’Iran et de sa nation qui, grâce à ses jeunes, talents va de l’avant sur la voie du progrès vers un avenir bien radieux. L’Amérique d’aujourd’hui est bien plus faible que l’Amérique d’il y a quatre décennies. »

Plus loin dans ses propos, le Leader a affirmé : « Même le soft power américain a du plomb dans l’aile de l’aveu de bien de stratèges. Le soft power, dans le sens de cette capacité à faire accroire à une indéfectible puissance US, une puissance à toute épreuve, eh bien cette puissance supposée des USA n’est plus. Depuis que l’actuel président est au pouvoir à Washington, non seulement des nations, mais aussi des États entiers, s’opposent à l’omnipotence US et je pense surtout aux pays européens, à la Chine, à l’Inde, à la Russie et aux pays africains et latino-américains. »

En effet ce n’est pas seulement le soft power américain qui est désormais en cause. Les démarches inhabituelles et saugrenues du président des Etats-Unis ont largement participé à discréditer la » libérale démocratie » sur quoi se fonde la civilisation occidentale.

Selon le Leader de la RI, un défi qui se pose aux Etats-Unis, c’est aussi la déliquescence de leur puissance militaire : “ la puissance militaire US va à vau l’eau pour cause de l’état lamentable dans lequel se trouvent les militaires américains. Les troupes régulières US font face à la dépression, au désœuvrement et au doute, ce qui a poussé l’état-major à avoir recours aux mercenaires comme ceux de Blackwater et Que dire du déficit abyssal auquel fait face l’économie américaine. Rien que cette année il est d’ordre de 800 milliards de dollars et ce fait marque bien une chose : le déclin de l’économie américaine. Dans ce contexte, tous ceux qui se disent prêts à passer l’éponge sur la question palestinienne, qu’ils se souviennent d’une chose : les Etats-Unis ne sont plus une puissance sur qui compter. Au contraire, le peuple palestinien tout comme les autres nations de la région sont bien vivants, bien vivaces. Ils font partie d’une «  réalité » dynamique, éternelle ». Plus loin dans ses propos, le Leader a qualifié de signe d’une défaite cinglante des Etats-Unis, l’attachement des générations entières d’iraniens à l’indépendance de leur pays : « l’empire médiatique de l’Occident, avec toute sa puissance, s’est avéré incapable d’efficace les ressentiments de nos jeunes face aux politiques américaines. Cet empire a été aussi incapable de contrer l’esprit d’indépendance et de résistance à l’hégémonie qui caractéristique la jeunesse iranienne. La troisième génération de jeunes iraniens après la Révolution islamique est aussi combative que nos premiers révolutionnaires ».

Avec PressTV

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