Sanctions américaines : les gaffes de Trump

ظریف

Téhéran (ISNA)- «Washington a sanctionné une banque dissoute et un pétrolier coulé de l'Iran», a tweeté Zarif lundi soir.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad javad Zarif, dans un tweet publié, lundi soir, 5 novembre, réitère sur la guerre psychologique des Etats-Unis contre l'Iran et fait part des sanctions américaines qui ont visé une banque dissoute il y a six ans et un pétrolier coulé l'année dernière au large de la Chine.

«Dans un geste désespéré dans le cadre de leur opération psychologique, les Etats-Unis qui devraient remplir sa nouvelle liste de sanction contre l'Iran ont ciblé une banque iranienne dissoute il y a six ans et un pétrolier dont le naufrage l'année dernière avait été largement médiatisé dans le monde», a déclaré Zarif dans un tweet rédigé en anglais.

«De manière involontaire, ils ont fini par avouer que le peuple ordinaire sont aussi cible de leurs sanctions»,

Après le retrait des Etats-Unis de Trump de l'accord historique conclu en 2015 entre Téhéran et la communauté internat ale, un accord de bonne foi devenu résolution 2231 du conseil de sécurité de l'ONU, le Trésor américain a déclaré que les sanctions concernant les anciens contrats conclus en Iran entreraient en vigueur après une période de transition donnant un délai de 90 à 180 jours à toutes les entreprises ayant des liens commerciaux avec l'Iran pour se retirer du pays.

La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni, signataires de l'accord nucléaire, faisant bloc sur l'Iran, ont voulu agir dans leurs propres intérêts et essayé de ne pas rester otages des caprices de l'administration Trump qui a contraint les Européens à épouser, malgré eux, sa politique de « pression maximale » sur Téhéran, et voir leurs entreprises se plier au régime extraterritorial des lois américaines.

Ils se sont dits «déterminés» à assurer la mise en œuvre de l'accord international nucléaire en

«assurant les bénéfices économiques» au profit de la population iranienne. Les dirigeants européens sont en proie à l’anxiété et redoutent les pires scénarios depuis que Donald Trump s'est retiré unilatéralement de l'accord historique nucléaire et depuis que des «faucons» américains réputés comme John Bolton ou Mike Pompeo, devenus respectivement conseiller à la sécurité national et secrétaire d'État, ont rejoint l'équipe de Trump.

Lâchés par leurs alliés, les politiques unilatérales américaines restent stériles. Le gouvernement américain a fini par accepter d’accorder une dérogation à huit pays, dont des alliés proches comme la Corée du Sud, le Japon et l'Inde pour continuer à acheter du pétrole iranien.

Au cours des derniers jours, de nombreux commentateurs internationaux ont reconnu l’incapacité des États-Unis à réduire à zéro les exportations de pétrole de l’Iran.

Un premier volet de sanctions illégales anti-iraniennes, levées après l'accord de 2015, a été réimposé début août par les Etats-Unis.

Six mois après avoir claqué la porte de l’accord sur le nucléaire, les Etats-Unis ont prétendu qu’ils rétabliraient le 5 novembre leur deuxième volet de sanctions« les plus draconiennes» contre Téhéran.

Mais par son option le plus dure, Mr.Trump prend le risque de se brûler les doigts, surtout qu'il s'agit de pétrole.

On peut compter sur lui pour multiplier les gaffes!

Avec IRNA

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