• mar. / 19 février 2019 / 16:06
  • Catégorie: Politique
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La diplomatie française a réagi aux menaces de Mike Pence sur l’Iran

Téhéran (ISNA)- Lors d’une conférence de presse, le porte-parole de la diplomatie française a réagi aux propos du vice-président américain sur les mécanismes qui permettront à l'Union européenne de poursuivre ses échanges commerciaux avec l'Iran.

Lors d’une conférence de presse, tenue le 15 février, la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a riposté aux critiques livrées par Mike Pence du système permettant de poursuivre le commerce avec l’Iran tout en échappant aux sanctions décrétées par les États-Unis.

Le vice-président américain a en effet estimé que le mécanisme nommé SPV (Special Purpose Vehicle) était "une mesure peu judicieuse qui ne ferait que renforcer l’Iran", "affaiblir l’UE" et "creuser encore plus le fossé entre l’Europe et les États-Unis". Le ministère français des Affaires étrangères a réagi en déclarant: « La France est attachée à la mise en œuvre du PGCA, dans le respect des accords internationaux et de la sécurité internationale. Elle continuera de soutenir le PGAC, qui a été endossé à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 2231(2015), tant que l’Iran respectera ses obligations nucléaires. »

Concernant le mécanisme commercial baptisé Instex, le ministère indique: « Le travail conduit avec nos partenaires européens, en particulier l’Allemagne et le Royaume-Uni, sur l’instrument de soutien aux transactions commerciales, Instex, est destiné à faciliter les transactions commerciales licites avec l’Iran, conformément au droit de l’Union européenne et à la résolution 2231(2015) du Conseil de sécurité des Nations unies. »

Durant la conférence de Varsovie sur l’Iran, le 14 février, l’alter-ego de Trump, Mike Pence et son secrétaire d’État, Mike Pompeo, ont mis en garde l’Europe contre la reprise de ses échanges avec l’Iran. Le maintien de l'accord de Genève de 2015 continue vraisemblablement de déconcerter l'administration américaine.

Elle a par ailleurs appelé les cinq puissances signataires de l’accord à revenir sur leurs engagements et à se soumettre aux sanctions économiques et politiques imposés à l’Iran, pour peut-être contraindre la République islamique de renoncer à son programme de missiles balistiques et réduire ce qu’elle estime être le « danger que représente l’Iran pour la sécurité de la région ».

Avec PressTV

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