• lun. / 18 mars 2019 / 15:54
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Tchâhâr Shanbeh Souri, une soirée où l’Iran brille, dans la joie

نقاشی چهارشنبه سوری در چهل‌ستون اصفهان

Téhéran (ISNA)- Tchâhâr Shanbeh Souri ou, la Fête du Feu est célébré le dernier mardi soir de l'année en Iran depuis trois millénaires. Une soirée où l’Iran brille, dans la joie.

Ce mardi 19 mars, le dernier mardi soir de l’année iranienne, c'est le Chahar Shanbe Souri!

Chahar Shanbe Suri est célébré la veille du dernier mercredi de l'année en Iran depuis trois millénaires. À l’occasion de cette fête, des luminaires et décorations sont installés dans villes à travers le pays, et des feux sont allumés dans les places publiques. Les luminaires et le feu symbolisent l’espérance d’un éclaircissement, et d’un bonheur radieux pour l’année à venir.

Concrètement, les gens réunissent des plus ou moins grands tas de bois, pour les enflammer et sauter par-dessus les flammes, en prononçant la phrase : Sorkhi-to az man; Zardi-man az to, qui signifie littéralement: « Je te donne ma couleur jaune, tu me donnes ta couleur rouge » - celle du feu - ce qui veut dire, « je te donne ma pâleur, ma maladie, je prends ta force et ta santé ». C'est l'occasion d’un grand rassemblement populaire ou les Iraniens sortent dans l’espace public (rues et parcs) et s'offrent des sucreries connues sous le nom de Adjil (mélange de noisettes, de noix de cajou, de noix, de pistaches, de raisins secs) afin de glorifier la santé et le bonheur de l'année passée.

D'après la tradition, les esprits des ancêtres rendent visite aux vivants les derniers jours de l'année, et beaucoup d'enfants s'entourent de draps, rejouant ainsi symboliquement les visites des morts. Ils courent aussi dans les rues en tapant sur des boîtes et des casseroles et frappent aux portes. Les habitants de la maison remplissent leurs casseroles de sucreries. Ce rituel est appelé qashogh-zany (littéralement : taper avec la cuillère sur un bol ou une casserole) et symbolise le fait de chasser en ce dernier mercredi de l'année la malchance.

Il y a plusieurs autres traditions cette nuit-là, dont les rituels de Koozeh Shekastan, pendant lequel on casse des jarres en terre qui contiennent symboliquement la mauvaise fortune de quelqu'un, Fal-Goosh ou l'art de la divination en écoutant les conversations des passants et le rituel de Gereh-gosha-ee, faire un nœud dans un mouchoir ou un tissu et demander au premier passant de le défaire afin d'éloigner la malchance de quelqu'un.

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