En cas de retrait américain de l'accord nucléaire, l'Iran respecterait ses engagements (Salehi)

دیدار علی‌اکبر صالحی با کمیسیونر انرژی اتحادیه اروپا

Téhéran (ISNA)- « Si l’Europe respecte ses engagements envers l’accord nucléaire, l’Iran respecterait ses obligations, même si les États-Unis quittent le PGAC » selon le directeur de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) dans Spiegel.

« Si le Plan global d’action conjoint (PGAC) tombe à l’eau, la région se transformera en un champ de course aux armements nucléaires », a averti Salehi, avant de préciser : « Si les États-Unis quittent l’accord nucléaire et que l’Europe le suit dans sa démarche, l’accord en question demeura à coup sûr lettre morte et l’Iran reviendra à son niveau précédent d’enrichissement. »

« Si Washington ne suspend pas, souligne-t-il, les sanctions anti-iraniennes concernant notre programme nucléaire, c’est eux qui seront accusés de violation de l’accord. Si l’accord tombe à l’eau, nous dirons à la jeunesse iranienne de ne plus faire confiance à l’occident, d’autant plus que nous l’avons déjà fait une fois, en nous nous étant montrés flexibles envers la signature d’un accord nucléaire ; l’Agence de l’énergie atomique a quant à lui attesté notre engagement envers l’accord qu’ont pourtant quitté les États-Unis », a précisé le directeur de l’OIEA.

« Si le PGAC est rompu, les chances d’un accord avec le programme nucléaire nord-coréen serait quasi nul. Car Pyongyang se dirait alors qu’ils ne sont pas digne de confiance. Cela pourrait même affaiblir l’accord de la non-prolifération nucléaire. La conséquence serait que le monde sera témoin d’un tsumani de colère des pays qui souhaitent disposer de la technologie nucléaire à un but pacifique », souligne Salehi.

Suite à la question concernant le moment pour le test balistique de la semaine dernière de Téhéran, Salehi a rétorqué qu’il n’y avait aucune clause au sein de l’accord qui prive l’Iran de son droit d’élargir ses capacités balistiques. « Nous agissons totalement selon nos droits, mais ce sont les interlocuteurs de l’accord qui tentent de donner à nos essais une qualification de provocateurs aux yeux du monde », a conclu le directeur de l’organisation de l’énergie atomique.

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